
La chemise Mélilot rayée : pas passée loin du drame…
Voilà ma nouvelle chemise Mélilot rayée, une chemise classique, avec un petit détail pour la rendre un peu plus intéressante.
Coudre la chemise Mélilot rayée
Avec mes copines du coupon marseillais, on adore comparer nos achats chez notre vendeur préféré du marché de la Plaine. Cette popeline rayée marine et blanche, nous sommes nombreuses à y avoir succombé ! En faire une chemise, pour moi, c’était l’évidence.

Le patron de la chemise Mélilot
C’est un patron Deer and Doe dont j’aime beaucoup la coupe. Des épaules tombantes, une finition liquette et une patte de boutonnage cachée… Il avait aussi le mérite d’être déjà décalqué dans la bonne taille, puisque c’est ma deuxième réalisation, j’avais déjà la noire à carreaux dorés.

Le tissu rayé
J’avais très envie de jouer avec le sens des rayures sur ma nouvelle chemise. J’ai donc un pan avec rayures horizontales et l’autre, avec rayures verticales. Je n’ai pas fait la poche, mais j’aurais pu encore contrarier le sens ! La popeline est fine, agréable à travailler et à porter. C’est une belle qualité de tissu comme Guillaume sait nous en proposer ! Évidemment, elle froisse un peu et comme je suis totalement nulle en repassage, ça se voit…

Couper la chemise rayée
Quelle concentration j’ai dû mobiliser pour réussite à couper ces rayures comme je voulais ! J’ai toujours du mal avec la projection en 3 dimensions et la découpe de patron, c’est toujours du sport pour moi. Finalement, j’ai réussi mais… je me suis plantée de côté pour la patte de boutonnage ! Ce n’est pas très grave mais avec le temps que j’ai mis à préparer la coupe, c’est un peu couillon.

C’est une chemise qui a relativement peu de pièces et donc assez rapide à couper : un argument de plus quand on est comme moi, un peu feignasse sur les bords.

Coudre la chemise
Je me suis encore beaucoup appuyée sur les explications de Sandrine, SB Créations, pour coudre cette Mélilot rayée, surtout pour le pliage de la patte de boutonnage.
Il n’y a pas eu de difficulté particulière pendant la couture et je suis assez contente du soin que j’y ai apporté. Je suis aussi allée assez vite pour la coudre, à raison de demie-heures chaque soir, ce fut l’affaire d’une petite semaine.

Les finitions… la cata !
Il ne me restait que les boutonnières et la couture de boutons, autant te dire que j’étais au bout. Et bien non ! J’ai réussi à faire un maximum d’erreurs sur ces étapes.
D’abord, je me suis trompée de sens pour une des boutonnières de la manche. Je l’ai vu, une fois la boutonnière ouverte, évidemment ! Impossible de fermer la manche. J’ai alors décidé de coudre le bouton en dessous et d’en coudre un au-dessus pour cacher la misère.

Les boutons que j’ai choisi pour le devant son un peu gros et du coup, il se voient. Ça aussi je m’en suis aperçue une fois que tout était fait… c’était bien la peine de s’appliquer sur la patte cachée !
Et le clou du spectacle est venu du bouton sur le pied de col. Je n’ai pas dégarni les marges et au moment d’ouvrir la boutonnière, la catastrophe ! J’ai tout défait, tenté de dégarnir sans succès, tenté le bouton pression mais toujours pas. Finalement j’ai recousu le trou comme je pouvais, cousu un bouton cache-misère (encore !) et mis une agrafe pour fermer par en-dessous.

Porter la chemise Mélilot rayée
Tu te doutes que je n’était pas contente d’avoir fait autant d’erreurs sur une chemise simple et que j’avais hâte de porter. J’ai de la chance, à part les boutons un peu apparents, le reste est un secret de couturière, un peu dinde, qui confond vitesse et précipitation. Il faudrait aussi que j’arrive à mieux analyser mon niveau de fatigue avant de me lancer dans des actions sans retour le soir…

Je porte cette chemise au quotidien et je l’adore. Ce que je t’ai pas dit c’est que j’ai particulièrement réussi le col et je le trouve très beau. Je la porte de façon assez classique, avec un pantalon ou un jean et un blazer et toujours de baskets pour ne pas ressembler à une banquière.
On n’est pas passé loin du drame et je suis contente d’avoir ce genre de chemise dans ma garde-robe ! Ce qui est drôle c’est que personne ne remarque le changement de sens de rayures, ou alors personne n’ose m’en parler ?

Sylvie
Elle est super ta chemise
on fait toutes des boulettes
moi j’ai coupé le devant d’une robe au pli sauf que quand je l’ai déplié il y avait un trou en forme de triangle
bien sûr je n’avais plus que des chutes
à bientôt pour de nouvelles aventures
Elise Lovecraft
Oh l’origami sur robe, je n’ai encore jamais fait (mais ça pourrait arriver me connaissant)… comment tu as fait ? Une petite broderie ? Une étiquette ? j’espère que tu as réussi à rattraper le coup comme pour ma chemise ! A bientôt Sylvie